Notre
histoire

1945
  • 1944
    Congrès de fondation,
    Québec
     

    Il était une fois… une grande fédération

    La Fédération est née au sein de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC), ultimement connue sous l’appellation CSN. On compte parmi les premiers mandats de l’organisation : une fusion potentielle avec la Fédération des alumineries ; la création d’un manuel pour augmenter le membership ; la formation de chefs syndicaux et des discussions avec le gouvernement pour obtenir des logements ouvriers et des vacances payées aux syndiqués. Côté santé et sécurité, la Fédération recommande que la silicose soit reconnue et indemnisée comme maladie industrielle.

    Rodolphe Bignell, Émilien De Serres, Georges Bédard et Père Jacques Cousineau composent le premier exécutif.

    Le Travail, mai 1944
    Le Travail, juillet 1944

    8 syndicats, 2000 membres
  • 1945
    1er congrès,
    Plessisville
     

    Un premier rassemblement

    La Fédération étudie l’instauration d’un régime d’assurance et demande à la CTCC (CSN) de faire pression auprès de la Fédération des caisses populaires afin qu’elle recommande aux caisses paroissiales de favoriser la construction pour les ouvriers. Rodolphe Bignell démissionne comme président. Élu au congrès, Philippe Lepage lui succède.

    La CTCC (CSN) représente dorénavant des non-catholiques en vertu de la Loi des relations ouvrières. La Fédération nationale catholique de l’amiante devient la Fédération nationale catholique de l’industrie minière. Cette année-là, plusieurs syndicats d’ouvriers en métallurgie à travers le Québec ont joint la Fédération.

    11 syndicats
  • 1946
    2è congrès,
    Québec
     

    Fusion avec les alumineries

    La fusion de la métallurgie avec les alumineries est officielle. On introduit la semaine de 40 heures, on dénonce les patrons qui violent les lois ouvrières et on demande au gouvernement de sévir contre ceux-ci, allant jusqu’à l’emprisonnement. On lui demande aussi d’étudier les causes des maladies industrielles afin de prévenir et guérir. 1946 connaît des progrès considérables comme l’approbation des statuts de la Fédération, son incorporation, l’établissement du modèle des certificats d’affiliation et finalement, la création d’une technique d’organisation syndicale en vue de devenir un nouveau syndicat.

  • 1947
       

    Affrontement entre patrons et syndiqués

    Le syndicat interpelle le gouvernement pour faire annuler une amende imposée à des ouvriers en métallurgie de Joliette contraints à payer 50 sous chacun pour avoir signé une convention collective sans l’accord de la Fédération. Les patrons veulent briser les syndicats entre autres en remettant à plus tard les séances de conciliation et d’arbitrage. Résultat : plusieurs ouvriers quittent leur syndicat. La Fédération de la métallurgie revendique qu’un ouvrier accidenté soit payé dès sa première journée d’absence. Les gouvernements subissent une pression pour obliger les compagnies à créer des fonds de pension pour les ouvriers.

  • 1948
    4è congrès,
    Shawinigan
     

    Moins de syndicats, plus de membres

    La Fédération perd deux syndicats, mais son effectif augmente de 2500. L’organisation qui comprend désormais trois sections (générale, aluminium et automobile) évalue la création d’un fonds de défense professionnelle (FDP). La métallurgie s’organise pour obtenir une place à la Commission des accidents du travail. La Fédération revendique l’installation de cliniques dans les centres industriels. On demande aussi au gouvernement provincial de créer une loi obligeant les automobilistes d’adhérer à une assurance auto comme plusieurs d’entre eux sont insolvables en cas d’accidents avec blessés.

    26 syndicats, 7693 membres
  • 1949
       

    Arrivée de Marcel Pépin

    Marcel Pepin fait son entrée à la Fédération où il défendra les ouvriers de la région de Québec. La Fédération de la métallurgie recommande à la CTCC (CSN) de regarder un projet qui marquera l’histoire du Québec : celui de l’assurance-maladie. L’année est aussi marquée par la grève des mineurs de l’amiante.

    30 syndicats, 6553 membres
  • 1950
       

    Les temps sont durs

    Avec une diminution de l’emploi et un chômage à la hausse, 1950 est une année ardue pour la Fédération, provoquant ainsi une crise au sein des industries qui en font partie. Malgré des temps difficiles, l’organisation demande à la CTCC (CSN) d’entreprendre des démarches pour poursuivre en justice un employeur qui a congédié un employé pour des activités syndicales.

    5294 membres
  • 1952
    8è congrès,
    Québec
     

    Protéger les membres et les emplois

    Prétendant que le patronat se serve de la Sûreté du Québec (SQ) pour interférer dans les luttes syndicales, la Fédération envisage d’avoir son propre service juridique. L’effectif gonfle, notamment grâce à l’organisation des chantiers de GT Davie (Lauzon) en 1951, puis l’embauche de recruteurs de nouveaux membres. Le juge Pettigrew est destitué de son poste de président des tribunaux d’arbitrage en raison de ses préjugés face aux ouvriers et les syndicats de Lauzon prient la CTCC (CSN) de presser le gouvernement fédéral de faire construire les bateaux dont il a besoin au Canada.

    12 400 membres
  • 1953
    9è congrès,
    Chicoutimi
     

    Luttes syndicales, front commun et augmentation de salaires

    1953 en est une de difficultés financières. Pour soutenir les luttes des chantiers maritimes de Lauzon Vickers et Titanium, une nouvelle section voit le jour au sein de la Fédération amenant 5000 nouveaux membres. Un plan d’action est dressé pour faire front commun avec d’autres chantiers maritimes au Canada en vue de monter une politique canadienne de la marine marchande. Bonne nouvelle : la plupart des conventions collectives du secteur des alumineries sont signées avec une augmentation de salaire de 8 %.

    42 syndicats, 15 240 membres
  • 1954
    10è congrès,
    Saint-Hyacinthe
     

    Baisse du membership, protestations et chômage doublé

    On observe une légère baisse de syndicats et de membres. Adrien Plourde veut former un parti politique paysans-ouvriers en préservant l’indépendance et sa liberté d’action. La CTCC (CSN) organise une marche à Québec pour contester les projets de loi 19 et 20, visant à retirer l’accréditation syndicale à un officier qui favoriserait le communisme, et l’enlever à un syndicat favorisant une grève dans le secteur public. La Fédération revendique des clauses d’ancienneté dans nos conventions collectives et la formation d’agents de griefs. Le taux de chômage a doublé. On demande que les cotisations syndicales soient retenues à la source (formule Rand).

    35 syndicats, 14 906 membres
  • 1955
    11è congrès,
    Sherbrooke
     

    Régime d’assurance-santé et commission sur le cabotage

    En 1955, la Fédération enregistre encore une baisse significative de son membership en passant de 14 906 à 12 971 membres. Dans son discours au congrès, le président Adrien Plourde déclare : « le gouvernement doit mettre en vigueur un régime d’assurance-santé. » Fait assez inusité, on demande à la CTCC (CSN) de nommer des arbitres syndicaux, dont Pierre-Elliott Trudeau, qui deviendra plus tard le premier ministre du Canada. Entre temps, le gouvernement canadien forme une commission royale sur le cabotage.

    12 971 membres
  • 1956
    12è congrès,
    Shawinigan Falls
     

    Changements technologiques menaçants pour les métiers spécialisés

    La Fédération observe de près les changements technologiques qui menacent les métiers spécialisés dans les chantiers maritimes. Lors du congrès de 1956, on juge important d’évaluer et d’effectuer des descriptions de tâches.

    15 941 membres
  • 1957
    13è congrès,
    Jonquière
     

    Prospérité économique au sommet

    La Fédération connaît une autre baisse de son membership et atteint 9975 membres. Chez les alumineries, on s’organise pour sortir les travailleurs québécois à bas prix de leurs mauvaises conditions de travail. La CTCC (CSN) est mandatée pour étudier les conditions faites aux compagnies qui exploitent nos richesses naturelles et dénoncer publiquement celles qui en abusent. 1957 est pour l’époque l’année la plus prospère de l’histoire économique du Canada. Avec la venue de la télévision et du régime de vie que l’on connaît, les assemblées générales deviennent moins efficaces et la Fédération peine à obtenir le quorum.

    9975 membres
  • 1958
    14è congrès,
    Montréal
     

    Changements technologiques menaçants pour les métiers spécialisés

    La Fédération recommande à tous ses secteurs de coordonner leurs négociations avec d’autres centrales syndicales, tant sur le plan de la négociation collective que sur le plan législatif.

  • 1959
    15è congrès,
    Québec
     

    L’année la plus difficile

    Le chômage frappe durement les travailleurs de la métallurgie. Gouvernements et patrons accusent les syndicats d’être responsables. Les travailleurs des chantiers maritimes passent de travailleurs les plus mal payés à travailleurs ayant les meilleurs salaires et conditions de travail de l’Est canadien. C’est l’année la plus difficile pour la Fédération depuis sa fondation. On emprunte pour soutenir les grévistes. Au congrès, on vote une augmentation mensuelle de 0,10 $ par membre plutôt que de couper dans les services. On inclut aussi dans les conventions collectives une clause interdisant la sous-traitance.

    10 975 membres
  • 1960
    16è congrès,
    Québec
     

    La CTCC devient la CSN

    Au congrès de 1960, les garages se joignent à la Fédération de la métallurgie. Les travailleurs des usines Alcan remportent une grosse victoire en se retrouvant avec une seule et unique convention collective. 1960 est aussi l’année où la CTCC devient la CSN.

  • 1961
    17è congrès,
    Hauterive
     

    Marcel Pepin quitte la Fédération

    Après 12 ans de services, Marcel Pepin quitte la Fédération de la métallurgie et devient secrétaire général de la CSN. Le Canada est en pleine expansion, mais le taux de chômage est très élevé en grande partie à cause de l’implantation de la nouvelle technologie. On recommande que la Fédération maintienne une politique pour augmenter le nombre de jours fériés, réclame la semaine de 36 heures et dénonce la politique du double emploi. Après deux ans de lutte, les travailleurs de la Canadian British Aluminium de Baie-Comeau – aujourd’hui Alcoa – adhèrent à la CSN.

  • 1962
    18è congrès,
    Arvida
     

    Le français d’abord

    En 1962, la Fédération compte 17 500 membres. Elle profite du congrès de cette année-là pour prendre position afin que soit respectée la langue française dans les usines où travaillent ses membres.

    17 500 membres
  • 1963
    19è congrès,
    Tracy
     

    Adrien Plourde cède sa place à Raymond Parent

    Tandis qu’Adrien Plourde accède à la vice-présidence du comité exécutif de la CSN, Raymond Parent lui succède à la présidence. Lors du congrès de 1963, on dénonce le travail au boni, que l’on veut éradiquer. On défraie les coûts du séjour à Paris de l’ingénieur Jean Champagne pour faire une étude sur le travail au boni. La CSN connaît une expansion sans précédent. La croissance étant moins rapide du côté de la métallurgie, on adopte un plan d’action pour en augmenter le membership.

  • 1964
    20è congrès,
    Plessisville
     

    Une nouvelle section « garage »

    Une nouvelle branche voit le jour lors du congrès de 1964 : la section  « garage », qui regroupe 6019 membres dans 51 syndicats, joint les rangs de la Fédération.

  • 1965
    21è congrès,
    Alma
     

    Quelques dénonciations et les cultivateurs victimes des pluies abondantes

    Le président Parent n’aime pas tellement l’idée que les leaders syndicaux proviennent du monde universitaire plutôt que d’être issus du milieu. Dans les garages, on dénonce le manque de formation, le manque d’outils adéquats et le manque de formation dans les écoles. C’est lors du congrès de 1965 que l’on commence à parler des caisses d’économies. La rencontre est écourtée pour venir en appui aux cultivateurs, qui ont perdu une partie de leur récolte en raison des pluies abondantes.

  • 1966
    22è congrès,
    Granby
     

    Inquiétudes et licenciements

    Cette année-là, 145 délégués assistent au congrès. Les travailleurs sont inquiets face aux changements technologiques et beaucoup subissent un licenciement. La Fédération implante la formation nécessaire pour former de bons délégués, afin de favoriser l’autonomie des syndicats axés sur les griefs. En mars, le gouvernement fédéral modifie la Loi maritime sur le cabotage par des étrangers dans les eaux intérieures du Canada. Dans la branche « garage », on négocie une clause sur la sous-traitance et sur la semaine de cinq jours, abolissant ainsi le travail le samedi.

    22 000 membres
  • 1967
    23è congrès,
    Sorel
     

    Une nouvelle appellation affiliée à la CSN

    Le président dénonce le colonialisme syndical américain et favorise le syndicalisme purement canadien. Dans la branche « aluminium », on rouvre les conventions collectives pour indexer les salaires suivant l’inflation, salaires qui figurent désormais parmi les meilleurs au Canada. On demande au gouvernement d’instituer un plan d’assurance-santé en raison du coût élevé des tarifs médicaux.

    En décembre 1967, la Fédération nationale de la métallurgie (CSN) tient une assemblée spéciale pour fusionner avec la Fédération nationale des employés de l’industrie minière inc. La nouvelle Fédération présidée par Adrien Plourde s’appelle dorénavant : la Fédération canadienne des métallurgistes et des mineurs (CSN).

    84 syndicats, 23 538 membres
  • 1968
    24è congrès,
    Shawinigan
     

    Arrivée du secteur « chimique » et d’un nouveau nom

    Le secteur « chimique » gagne les rangs de la Fédération de la métallurgie avec l’ajout de 22 syndicats (4600 membres). Qui dit ajout d’un secteur, dit changement de nom. La Fédération canadienne des métallurgistes et des mineurs (CSN) profite du congrès annuel de juillet pour apporter des amendements à la constitution et devient la Fédération des travailleurs de la métallurgie, des mines et des produits chimiques (CSN) – FDMMPC (CSN). Adrien Plourde demeure en poste.

    106 syndicats, 28 138 membres
  • 1969
    25è congrès,
    Sherbrooke
     

    Fermetures de chantiers, lock-out et négos

    La FDMMPC (CSN) est la première à avoir son propre service d’éducation. Le secteur « aluminium » renouvelle ses conventions collectives. Le plan d’évaluation des tâches roule depuis 12 ans. Le chantier Davie de Lauzon ferme et une menace de fermeture persiste à la Vickers, puisqu’il n’existe pas de politique nationale sur la construction maritime.

    C’est le premier conflit du secteur « garage » avec 950 salariés de 22 établissements rapprochés frappés par un lock-out. Les charges de travail sont préoccupantes et difficiles à régler du côté travail au boni (pièce) et à la chaîne. La négociation a débuté dans le secteur de l’amiante, touchant 3200 travailleurs de six compagnies. Une demande de syndicalisation est contestée par l’employeur de Lake Asbestos of Quebec Limited. La mine Nicolet Asbestos Mines Limited ferme; 110 personnes sont congédiées.

  • 1970
    26è congrès,
    Thetford Mines
     

    Départ d’Adrien Plourde

    Cette année-là, 225 délégués issus de 65 syndicats assistent au congrès. Adrien Plourde démissionne après 23 ans au service de la classe ouvrière. La FDMMPC (CSN) proteste contre le projet de loi sur l’assurance-maladie, vraisemblablement incomplet et qui promet des revenus scandaleux aux professionnels de la santé plutôt que d’assurer une protection efficace à la population.

  • 1971
    27è congrès,
    Hauterive
     

    Pourparlers entre travailleurs, patrons et représentants gouvernementaux

    Le congrès de 1971 accueille à nouveau 225 délégués syndicaux. La Fédération se prononce en faveur de la loi sur la formation et la qualification professionnelle de la main-d’œuvre. On assiste à la formation de comités composés de travailleurs, patrons et représentants du ministère.

    La FDMMPC (CSN) publicise une ordonnance de la Commission du salaire minimum concernant le droit aux vacances, et les futurs retraités pourront bénéficier du maximum des prestations d’assurance-chômage en vertu du projet de loi C-229.

  • 1972
    28è congrès,
    Sorel
     

    Cassure avec la CSN

    Le congrès de 1972 accueille 131 délégués syndicaux. L’orientation politique et idéologique du mouvement et des dirigeants de la CSN pose problème et on sent une dissension parmi les troupes. Une nouvelle centrale syndicale est formée : la Centrale des syndicats démocratiques (CSD). Résultat : la Fédération perd 60 % de son exécutif, 40 % de sa permanence et 30 % de ses membres au profit de celle-ci. La CSD se définit par opposition à la CSN et défend des valeurs de démocratie syndicale, d’indépendance politique et de méfiance à l’égard des modèles idéologiques, lesquelles auraient été laissées de côté. Elle réunira environ 30 000 membres de la CSN, principalement du secteur industriel.

    30 000 membres
  • 1973
    29e congrès,
    Montmagny
     

    Un premier congrès pour une nouvelle Fédération

    Le premier congrès de la Fédération démocratique de la métallurgie, des mines et des produits chimiques (CSD) marque officiellement au moyen d’une résolution la fin de l’affiliation avec la CSN. Présidé par Léo Boucher, du Syndicat national de l’amiante d’Asbestos inc. qui fut par la même occasion nommé à la tête de la CSD, le congrès de 1972 marquera également l’histoire en changeant le nom de la FDMMPC (CSN) pour FDMMPC (CSD). Le 12 juillet, une entente est signée entre les deux parties, mettant fin aux différents litiges.

  • 1975
       

    Conflit possible dans les garages

    Environ 500 membres au Saguenay–Lac-Saint-Jean et quelques 900 à Québec renouvellent leurs conditions de travail en brandissant une menace de grève. Après trois débrayages illégaux intentés par des salariés, les employeurs obtiennent des injonctions afin de les en empêcher.

    Le Quotidien, 7 octobre 1975
    Le Quotidien, 7 octobre 1975
    Le Solei, 1er octobre 1975
    Le Soleil, 22 octobre 1975

  • 1979
       

    Menace de grève dans les garages

    Richard Beaulieu négocie le renouvellement de la convention collective du SNEGQ inc., qui touche 900 membres. Une fois l’entente acceptée alors que 84 % des membres ont voté en faveur de celle-ci, la menace de grève est écartée. Les salaires des mécaniciens sont ainsi majorés de 39 % et ceux des préposés aux pièces de 50 %. Président : Jean-Claude Simoneau.

  • 1982
       

    Gain en Cour supérieure, moments difficiles chez Forano et impasse de négo du SNEGQ.inc.

    Les travailleurs atteints d’amiantose obtiennent gain de cause en Cour supérieure. Les salariés de Forano connaissent des moments difficiles. Le contrat de travail conclu en 1979 étant échu du côté des garages, les négociations du SNEGQ inc. à Québec se font difficiles. Une grève est déclenchée le 4 novembre, laquelle durera neuf semaines et un jour pour enfin se terminer le 11 janvier 1983.

    Le Soleil, 26 octobre 1982
    Le Soleil, 27 novembre 1982
    Le Soleil, 30 décembre 1982

  • 1983
       

    Retour au travail pour les garagistes de Québec

    En janvier 1983, les garages de Québec qui étaient alors en grève depuis novembre 1982, réintègrent le travail. Les concessionnaires  ont profité de la crise économique qui sévissait pour blâmer les syndicats et auront tout essayer pour s’en débarrasser mais sans succès.

    Fin juin, les employés de cinq entreprises du secteur de la métallurgie entrent en grève, à propos des salaires, de l’ancienneté, des mesures disciplinaires et des procédures de grief et d’arbitrage.

    Le membership de la Fédération Stagne à 5500 membres et on a d’autre choix que de procéder à des baisses de salaire pour le personnel.

    En août 1983, Jean Roy succède à Jean-Claude Simonneau comme président; celui-ci ayant accepté un poste de permanent à la Fédération.

    Le DSP, Jeannot Picard qui avait été embauché comme permanent en 1967 et était DSP depuis 1974 devient secrétaire-trésorier de la CSD. Il sera remplacé par Jocelyn Ross qui occupera le poste jusqu’en 1988.

     

    Journal de Québec, 1er janvier 1983
    Journal de Québec, 8 octobre 1983
    Le Soleil, 12 juillet 1983 et Journal de Québec, 23 octobre 1983,

  • 1984
       

    Grève au Syndicat de la métallurgie de Québec

    Un conflit de travail touche cinq entreprises et 175 travailleurs de la métallurgie. La date de fin est inconnue, mais si l’on se fie aux archives de journaux, celui-ci aurait duré au moins deux mois.

  • 1984
       

    Stratégie syndicale contre le dumping chez Raleigh à Waterloo

    Les officiers du syndicat du fabricant de vélos Raleigh à Waterloo forment un comité de surveillance des importations de bicyclettes, en provenance surtout de Taiwan et de Corée. Menée conjointement avec la CSD, cette stratégie syndicale antidumping vise ultimement à protéger les emplois dans l’industrie canadienne de fabrication de bicyclettes. Président : Jean Roy.

    La Voix de l’est, 18 mai 1984
    Journal inconnu, 1984

  • 1986
       

    Grève payante au Syndicat national de l’amiante d’Asbestos inc.

    Stipulant que l’employeur ait oublié la grève de 1949, les travailleurs du Syndicat national de l’amiante d’Asbestos inc. se chargent de le lui rappeler, en exerçant leur droit de grève pendant deux semaines. Résultat : le débrayage pour le renouvellement de leur convention collective est plus payant que prévu, les mineurs ayant réussi à obtenir au-delà de leurs revendications. Délégué par la CSD, le président de 1977, Roland Simoneau, assure la coordination des équipes durant la grève. Un mandat qu’il relève avec brio !

  • 1992
       

    Création de la Coop de travailleurs pour la Mine Jeffrey inc. d’Asbestos

    Le Syndicat national de l’amiante d’Asbestos inc. fonde une coopérative de travailleurs avec l’aide de la CSD. Elle permettra aux travailleurs d’acheter 25 % d’actions pour 333,33 $, soit un pourcentage égalitaire au conseil d’administration de la mine, et incluera une convention d’actionnaires à leur avantage. La Coop voit le jour dans un contexte où l’ex-PDG de Manville, Peter D. Kyle, voulait faire cesser les opérations de la mine. Celle-ci est rachetée par Bernard Coulombe et la Coop, qui viennent ainsi à la rescousse pour assurer sa survie.

  • 1998
       

    Jugement de la Cour suprême en faveur d’un travailleur décédé

    Clément Guillemette a travaillé à la mine d’Asbestos de 1946 à 1986. Exposé à l’amiante pendant 40 ans, il est mort le 3 août 1986 des suites d’une maladie pulmonaire. Malgré qu’il se soit vu rejeter de son vivant une pareille demande à la CSST, sa conjointe dépose une demande d’indemnisation à titre posthume visant à faire reconnaître le lien causal entre son travail et son décès. Accueillie par la CSST, la demande est toutefois contestée devant la Commission d’appel en matière de lésions professionnelles (CALP). Douze ans de procédures judiciaires (CALP, Cour supérieure Cour suprême) auront été nécessaires pour la veuve et la succession afin que justice soit rendue en faveur du travailleur défunt. Ce cas de figure de présomption de maladie professionnelle est encore une référence aujourd’hui. Président : Jean-Luc Harel.

  • 2001
       

    Les travailleurs du Réseau Trans-Sud obtiennent la semaine de quatre jours

    En septembre, 14 préposés à l’entretien et mécaniciens du Réseau Trans-Sud, affiliés au SNEGQ, déclenchent une grève qui a pour effet de stopper le service de transport en commun de Lévis. En pleine campagne électorale municipale, accusés de prendre la population en otage, les travailleurs créent un service de transport humanitaire pour aider les gens dans le besoin. Ils finissent par remporter la bataille contre leur employeur et obtenir la semaine de quatre jours pour leur assurer une meilleure conciliation travail-famille.

    La Base, Avril 2002

  • 2002
       

    Annonce de fermeture à Asbestos et lock-out chez les concessionnaires

    Le 7 octobre, la Mine Jeffrey inc. se place sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Le contrôleur Raymond Chabot débute ses opérations en faisant signer des contrats individuels aux travailleurs afin d’écarter l’application des conventions collectives, au grand dam du syndicat. Raymond Chabot fait alors appel à la Cour supérieure, laquelle confirme qu’il n’était pas lié par les conventions collectives et, par conséquent, non tenu d’en respecter les dispositions. Insatisfait de cette décision, le syndicat la conteste devant la Cour d’appel. Un jugement est rendu en faveur du syndicat, rétablissant la portée des conventions collectives. Une manifestation de 2000 personnes a lieu dans les rues d’Asbestos le 27 novembre pour faire rouvrir la mine. L’âge moyen des employés est de 56 ans.

    D’autre part, 850 travailleurs membres du SNEGQ inc. sont touchés par le lock-out décrété par 29 concessionnaires automobiles de la région de Québec. Le conflit dure 42 semaines. En juin, un lock-out est décrété chez Canmec, à La Baie, touchant 47 travailleurs et leur famille. Ce conflit prendra fin en janvier 2003. Président : Marc Auger.

    La Base, avril 2003
    La Base, avril 2003(2)

  • 2004
       

    Déménagement de Whirlpool et aide du fédéral pour les travailleurs âgés licenciés

    En 2002, les quelques 600 travailleurs syndiqués de Whirlpool à Montmagny sont informés de la décision de l’entreprise de déménager ses activités en 2004. Ces deux années sont le théâtre d’une grande mobilisation afin que l’entreprise revienne sur sa décision. Tant dans ce dossier de fermeture que pour celui de la Mine Jeffrey d’Asbestos, la CSD, avec d’autres centrales syndicales, revendique une aide du fédéral pour les travailleurs âgés licenciés. Malheureusement, la fermeture aura bel et bien lieu tel qu’annoncé. Président : Georges Bouchard.

    La Base, avril 2003(1 de 2)
    La Base, avril 2003(2 de 2)
    La Base, février 2004(1 de 2)
    La Base, février 2004(2 de 2)
    La Base, février 2004(1 de 1)
    Le Peuple Côte-Sud, 24 avril 2004
    L’oie blanche, 24 avril 2004
    La Base, août 2004(1 de 2)
    La Base, août 2004(2 de 2)

  • 2005
       

    Plusieurs conflits de courte durée à la Fédération

    En mars, les membres du Syndicat des employés de Montel inc. (CSD) sont pris par surprise alors que leur employeur décrète un lock-out. Seulement trois jours s’écouleront avant qu’une entente de principe n’intervienne entre les parties. En juin, les membres du Syndicat d’acrylique de Beauce-Division composite déclenchent une grève d’un mois. Suite à la recommandation du conciliateur, ils acceptent à hauteur de 70 % les termes de la nouvelle convention collective et réintègrent le travail. En novembre, les membres des syndicats de l’entreprise Princecraft à Princeville exercent leur droit de grève à l’occasion du renouvellement de leur convention collective. Ce conflit, qui n’aura duré qu’une seule semaine, toucha près de 250 membres.

    La Base, février 2006

  •    

    Québec aide les travailleurs de la mine Jeffrey

    Même si Asbestos ne fait pas partie des régions ressources, les quelque 750 travailleurs de la Mine Jeffrey mis à pied à la suite de la suspension des activités de la mine ont pu bénéficier du Programme de soutien pour les travailleurs licenciés collectivement dans les régions ressources. Cette aide du gouvernement provincial permet aux travailleurs de demeurer dans la région où ils occupaient un emploi, de conserver leurs avoirs et d’éviter à faire appel à l’aide sociale. Cependant, Rodrigue Chartier, président du Syndicat national de l’amiante d’Asbestos inc., demeure déçu devant l’inaction et l’absence d’écoute du gouvernement fédéral face aux revendications des quatre centrales syndicales (CSD, CSN, CSQ et FTQ) quant à la mise sur pied d’un programme fédéral de soutien du revenu pour les travailleurs âgés de 55 ans et victimes de licenciements collectifs.

    La Base, mai 2009

  • 2008
       

    Un répit de 5 ans pour Raleigh

    Soulagés, les travailleurs de l’entreprise Raleigh de Waterloo ont droit à un répit de cinq ans grâce au maintien de l’application des mesures antidumping.

    La Base, février 2006
    L’Express, 18 avril 2008
    La Voix de l’Est, 15 avril 2008
    La Base, avril 2008 (1 de 2)
    La Base, avril 2008 (2 de 2)

  • 2010
       

    Changement de garde à la direction des services professionnels

    Après 32 ans de service dans différentes sphères à la Fédération, Richard Beaulieu quitte en juin ses fonctions à la direction des services professionnels (DSP) pour une retraite bien méritée. Raynald Ferland lui succèdera jusqu’à 2015.

    Le Fureteur CSD, décembre 2011

     

  • 2012
       

    Une première femme conseillère syndicale à la Fédération

    Le 16 janvier 2012 symbolise aussi une date importante à la Fédération : l’embauche d’Émilie Côté en tant que première femme conseillère syndicale au sein de notre organisation. Son arrivée charnière a certainement contribué à faire évoluer les mentalités dans le milieu et facilité l’intégration de nombre de femmes au sein de la Fédération. En juin 2017, elle devient la première directrice des services professionnels de la Fédém.

  • 2013
       

    Fermeture de Raleigh, lock-out au Saguenay, décès de Rodrigue Chartier

    Dès janvier, l’entreprise de Waterloo annonce sa fermeture en juin. Des 120 salariés touchés, une vingtaine conserveront leur emploi et travailleront dans l’usine qui servira d’entrepôt pour quelque temps encore. En mars, débute le lock-out historique et fort médiatisé des concessionnaires automobiles au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

    L’ancien président du Syndicat national de l’amiante d’Asbestos inc., Rodrigue Chartier, décède en novembre. Il a mené son dernier combat syndical tandis que le gouvernement péquiste mettait une fin définitive au recours à l’amiante et au projet de relance de la Mine Jeffrey. La dernière assemblée du syndicat se tient le 29 septembre.

  • 2014
       

    Solidarité au Saguenay–Lac-Saint-Jean

    En soutien aux salariés touchés par le lock-out au Saguenay–Lac-Saint-Jean, le 48e congrès de la FDMMPC se tient en avril à Chicoutimi. Plusieurs concessionnaires se trouvent à proximité du lieu où se déroule le congrès et cela permet aux congressistes d’aller démontrer leur solidarité aux syndiqués en fraternisant avec eux sur les lignes de piquetage. En 2014, c’est aussi le dernier congrès auquel assiste le conseiller technique, Wayne Wilson, qui part à son tour pour une retraite bien méritée.

  • 2015
       

    Retraite de Raynald Ferland

    Originaire de Québec, il commence à travailler à 18 ans comme mécanicien chez un concessionnaire d’automobiles… et à s’intéresser au syndicalisme. « Je me suis impliqué très jeune, j’avais déjà en moi la flamme d’un syndicaliste », une flamme qu’il ne cessera de nourrir. Membre du Syndicat national des employés de garage du Québec Inc. (SNEGQ), il en deviendra le vérificateur, puis le vice-président. Libéré à temps plein par la suite, il travaillera pendant plus d’un an, en 1987-1988, à l’organisation de syndicats chez différents concessionnaires d’automobiles en Beauce. De 1985 à 1988, il siégera également au conseil de direction de la CSD comme représentant de la région de Québec. À l’été 1989, il débute à la FDMMPC comme conseiller à la négociation, une responsabilité qu’il assumera jusqu’à sa retraite, le 1er juillet 2015.

    Le Fureteur CSD, décembre 2015

  • 2016
       

    Décès de Jeannot Picard

    Le 22 octobre, Jeannot Picard, un homme profondément investi du milieu syndical, décède. De 1964 à 1967, il occupe le poste de vice-président du Syndicat national de l’amiante d’Asbestos inc., pour ensuite devenir conseiller technique à la Fédération. En 1974, il sera nommé directeur des services professionnels, une fonction qu’il occupera jusqu’à 1983, après quoi il devient secrétaire-trésorier de la CSD. Il quittera ensuite le monde syndical à sa retraite, en 1991, après avoir complété son mandat de trésorier à la direction de la Centrale. 2016 marque aussi la fin du lock-out au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Président : François Caron.

  • 2017
       

    Conflits chez les garages

    Novembre marque le début d’une grève qui durera neuf mois pour 65 travailleurs de quatre concessionnaires automobiles de la Beauce. L’enjeu majeur : conserver l’horaire de travail actuel de quatre jours. Pendant ce temps, à Rivière-du-loup, Bérubé Chevrolet impose un lock-out à ses salariés qui durera plusieurs mois. Dans ce conflit, l’employeur souhaitait mettre la hache dans les fonds de pension des salariés.

  • 2018
       

    Fin de conflit en Beauce et à Rivière-du-Loup et fermeture de SPG international à Drummondville

    Le conflit des travailleurs des concessionnaires automobiles de la Beauce prend fin en août ; les salariés ayant consentit à adapter leurs horaires pour les périodes très achalandées des poses de pneus. Après 25 mois de conflit, le lock-out décrété par Bérubé Chevrolet à ses salariés prend fin. Finalement, la tentative de couper dans les fonds de pension des salariés échoue.

    Par ailleurs, le 8 novembre, près de 100 travailleurs chez SPG international apprennent que l’entreprise est en faillite et que la fin des activités est immédiate. Fondée en 1960, elle se spécialisait dans la fabrication de coffres à outils.

  • 2019
       
    Fédém | La Fédération Démocratique De La Métallurgie, Des Mines Et Des Produits Chimiques (CSD)

    Refonte de l’image et nouvel acronyme

    La FDMMPC (CSD) devient la FÉDÉM avec l’actualisation de son image de marque et de sa présence sur le Web.

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